Données Générales

Géographie

Politique intérieure

Politique extérieure

Economie


Données


Données géographiques


Nom officiel : Etats-Unis d’Amérique

Superficie : 9629047 km² (4ème rang mondial, 17 fois la superficie de la France)

Population : 301,8 millions d’habitants (mai 2007)

Capitale : Washington (0,55 M. d’h., 5,3 M. d’h. pour l’agglomération)

Villes principales : New York (8,1 M. d’h.), Los Angeles (3,8 M. d’h.), Chicago (2,8M. d’h.), Houston (2,0 M. d’h.), Philadelphie (1,5 M. d’h.), Phœnix (1,5M.d’h.), San Diego (1,3 M. d’h.) [source : US Census 2005]

Langue(s) officielle(s) : Les Etats-Unis n’ont pas de langue officielle. L’anglais est la langue maternelle de 80% de la population (17% pour l’espagnol et 1,7% pour le français)

Monnaie : le dollar américain (USD)
Fête nationale : 4 juillet (célébration de l’indépendance).


Données démographiques


Les Etats-Unis connaissent une forte croissance démographique : + 1 % par an, + 13,1 % entre 1990 et 2000 (contre + 3,4 % pour l’UE). C’est aux Etats-Unis que l’indice de fécondité est le plus élevé en Occident, avec 2,1 enfants par femme. La population américaine devrait s’élever en 2060 à 468 millions d’habitants (+ + 56 % en 50 ans). Les projections du Bureau du recensement soulignent le rôle moteur de l’immigration (immigration nette annuelle : 1,25 million. Source : rapport ‘100 Million More’ du Center For Immigration Studies) dans la croissance de la population américaine à l’horizon 2050 et ses conséquences quant à la composition ethnique des Etats-Unis :

- L’immigration compensera les effets de la faible natalité, les Etats-Unis ne faisant pas exception à la tendance générale de la baisse de la fécondité (taux de fécondité de 1,8 parmi la population blanche non hispanique).

- Les hispaniques constituent désormais la 1ère communauté ethniquedes Etats-Unis (14,8% de la population totale) et devraient représenter en 2050 le quart de la population américaine.


Données sociales


Espérance de vie : 74,8 ans pour les hommes, 80,1 ans pour les femmes

Taux d’alphabétisation : 97%

Indice de développement humain (classement ONU) : 8ème en 2006.

Les problèmes sociaux ont augmenté ces dernières années : 37 millions d’Américains, soit 12,7% de la population, vivent en dessous du seuil de pauvreté (9645 dollars par an pour une personne seule, 19307 dollars pour une famille de quatre personnes). Ce pourcentage est en augmentation régulière. 15,6 millions d’Américains (5,4 % de la population totale) sont considérés comme très pauvres (revenus de moitié inférieurs aux seuils précités). 47 millions d’Américains dont 8,5 millions d’enfants sont dépourvus d’assurance santé, soit 16 % de la population.

Religions : protestants (52 %), catholiques (26 %), juifs (1,4 %), musulmans (0,6 %). Il n’existe pas de religion d’Etat et l’on peut pratiquer librement le culte de son choix. 85% des Américains se déclarent croyants. Les protestantismes traditionnels déclinent au profit du courant évangélique. Les experts des questions religieuses soulignent toutefois la progression régulière de l’agnosticisme (15% en 2001 contre 8,4 % en 1990).


Données économiques (sources : OCDE, GAO, BEA)


PIB (2006) : 13185 milliards de dollars - (France : 2230 milliards de dollars)
PIB/hab (2006) : 43 690 dollars - (France : 35180 dollars)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 2 % ;
- industrie : 18 % ;
- services : 80 %

Taux de croissance (2006) : + 3,4 %
Taux de croissance des prix à la consommation(2006) : 3,3 %
Taux de chômage (2006) : 4,6 %

Solde budgétaire(année fiscale 2007) : - 244 milliards de dollars (soit 1,8 % du PIB)
Balance commerciale(2006) : 764 milliards de dollars (le déficit avec la Chine - environ un tiers du total - est le premier déficit bilatéral des Etats-Unis).
Principaux clients par ordre décroissant : Canada, Mexique, Japon, Chine, Royaume-Uni, Allemagne (France au 8ème rang).
Principaux fournisseurs par ordre décroissant : Canada, Chine, Mexique, Japon, Allemagne, Royaume-Uni (France au 10ème rang, 2% de part de marché).

Mise à jour : 08.10.07

Géographie (Source : MFE)


Décalage horaire (par rapport à Paris)
- en été : Pas de décalage horaire.
- en hiver : Pas de décalage horaire.

Décalage horaire

Les Etats-Unis s’étendent sur quatre fuseaux horaires : lorsqu’il est 09h à Los Angeles, il est midi à New York. A l’exception d’une grande partie de l’Indiana, l’Arizona et Hawaï, les Etats-Unis ont un horaire d’hiver et un horaire d’été. Le changement d’heure s’effectue, en règle générale, le dernier dimanche d’octobre et le premier dimanche d’avril.

Le décalage horaire entre les Etats-Unis et la France est de 6 heures avec la côte Est et de 9 heures avec la côte Ouest :
- à Atlanta, New York, Miami, Washington : -6 h
- à Chicago, Houston et La Nouvelle Orléans : -7 h
- à Portland, San Francisco et Seattle : -9 h

1) Situation


a) Présentation générale


Avec 9.363.123 km², la superficie des Etats-Unis représente 17 fois celle de la France. Ses 12.000 km de frontières terrestres se partagent avec le Canada (sur 8893 km) et le Mexique (sur 3115 km), cette frontière étant la plus traversée au monde. La longueur totale des côtes (près de 20.000 km) se décompose ainsi : 3329 km sur l’océan Atlantique et 2624 km sur le Golfe du Mexique à l’est, 12.265 km à l’ouest sur le Pacifique, et 1706 km au nord sur l’océan Arctique.

Le relief comprend deux massifs montagneux délimitant une immense plaine centrale :

- à l’est, les Appalaches (1500 km de long sur 200 à 300 km de large et une altitude moyenne de 2000 mètres), avec les plateaux du Cumberland, la grande vallée appalachienne, les montagnes bleues, le Piedmont appalachien et la plaine côtière riche en golfes étroits et profonds ;

- à l’ouest, les Rocheuses (longues de 2000 km) formées de plusieurs chaînes secondaires et tertiaires enfermant un plateau calcaire (le Colorado, au grand canyon profond de parfois 1800 m, et l’Oregon) ; au nord du plateau, un grand bassin doté de cuvettes (Lac Salé, Vallée de la Mort) et les plateaux de Columbia (mesas de basalte de 1000 à 2000 m) ; à l’ouest du plateau, deux chaînes parallèles orientées nord-sud -à 150 km de la mer-, la Sierra Nevada prolongée au nord par la Chaussée des Cascades (volcan St Helens, revenu en activité en 1980) et les chaînes côtières plissées longeant l’océan Pacifique ; entre les deux, la grande vallée de Californie est drainée par le Sacramento et le San Joaquin ;

- la plaine centrale (2,8 millions de km²) s’étend des Appalaches aux Montagnes Rocheuses et des Grands Lacs au Golfe du Mexique. Son altitude varie de 250 à 300 mètres. Au centre, des massifs primaires (Monts Ozarks et Ouachita) et la Prairie de limons fertiles qui se prolonge vers le Canada. La région des Grands Lacs, dont l’origine remonte au Quaternaire (fonte des glaciers), repose sur des cuvettes de différentes profondeurs. Les lacs sont séparés par des chutes : chutes de Sault-Sainte-Marie, chute du Niagara entre le lac Erié et le lac Ontario ;

- les hautes plaines à l’ouest de la plaine centrale (1000 à 2000 m) sont entrecoupées de profonds ravins ; des plaines alluviales, le long des fleuves (Mississippi et ses affluents) se ferment au nord par des bourrelets morainiques (Lacs Supérieur, Michigan, Huron).

Le Mississipi, quatrième fleuve du monde et le premier en Amérique du Nord avec un peu plus de 4000 km, traverse dix Etats, du Minnesota à la Louisiane. Avec son principal affluent le Missouri, il représente une artère fluviale de 6800 km.

b) Liaisons avec la France



De nombreuses compagnies assurent des liaisons aériennes régulières vers les principales villes américaines. Les durées de vol suivantes sont données à titre indicatif (au départ de Paris) :
- Atlanta : 8 heures

- Boston : 6 à 7 heures

- Chicago : 9 heures

- Honolulu : 18 heures

- Houston : 9 à 10 heures

- Los Angeles : 10 à 11 heures

- New York : 7 heures

- San Francisco : 10 à 11 heures

- Washington : 8 heures




Les horaires des vols peuvent être consultés sur Minitel par le 36.15, code d’accès HORAV et sur internet, à l’adresse :

http://www.adp.fr

En bateau, il faut 5 jours pour relier Le Havre à New York










2) Population


En juillet 2003, la population des Etats-Unis était estimée à plus de 290 millions d’habitants. La Californie est, de loin, l’Etat le plus peuplé avec 35 millions d’habitants, suivi du Texas (22 millions) et l’Etat de New York (19 millions).
Les Etats du Midwest et l’Alaska sont les moins peuplés. L’accroissement de la population était de 1% sur un an, résultat conjugué de l’accroissement naturel pour 55% et des mouvements d’immigration pour 45%.

La moyenne d’âge aux Etats-Unis est de 35,9 ans avec une pyramide des âges ainsi répartie :

- 65 ans et plus : 12%

- 45-64 ans : 24%

- 25-44 ans : 29%

- 18-24 ans : 9%

- moins de 18 ans : 26%

Les blancs représentent 68% de la population, pour 13% d’hispaniques, 12% d’afro-américains, près de 4% d’asiatiques et moins de 1% d’amérindiens. Les immigrants clandestins sont estimés entre 5,5 et 6,5 millions. Les Américains nés à l’étranger représentent 12% de la population totale.

En France, la communauté américaine représente 100.000 personnes.


2) Climat


A l’ouest, les chaînes côtières parallèles limitent les influences océaniques sur une étroite bordure entre la montagne et la mer. Au nord de San Francisco, le climat est tempéré et frais, avec des précipitations abondantes (plus de 1 m de pluies par an) et l’on trouve une végétation de conifères ; au sud, dans les plaines, le climat est méditerranéen (hivers doux et étés secs), le "chaparal", maquis formé de plantes xérophiles, prédomine.

Au centre, le climat est continental. Les Rocheuses ne laissent passer que le "chinook", vent chaud. En été, il y a pénétration de masses d’air tropical et l’hiver se caractérise par des masses d’air polaire accompagnées de blizzards. La pluviométrie moyenne atteint 300 à 400 mm par an en Arizona. La forêt domine dans les vallées et sur les reliefs. Les steppes s’étendent sur les plateaux intérieurs des Rocheuses et sur les hautes plaines et les déserts dans le Nouveau-Mexique et en Arizona.

A l’est (région Atlantique), le climat est continental humide (courant froid du Labrador) ; les pluies varient de 500 mm au nord à plus de 1000 mm au sud dans la forêt appalachienne.

Au sud-est, le climat est subtropical. Les hivers y sont doux, et les étés chauds et humides. De violents cyclones s’abattent régulièrement sur les côtes. En Alaska, le climat est océanique froid entre le Pacifique et la chaîne côtière, polaire au nord-est.



Politique intérieure


1/ Alors que les Républicains contrôlaient le Congrès depuis 1994, les élections de mi-mandat du 7 novembre 2006 se sont soldées par une victoire du parti démocrate. Celui-ci a remporté la majorité tant au Sénat (51 sièges sur 100, soit un gain de 6 sièges) qu’à la Chambre des Représentants (233 sièges sur 435, soit un gain de 31 sièges), ainsi que dans les Etats fédérés (28postes de gouverneur sur 50, soit six de plus, et une majorité de législatures).

L’Irak, enjeu national de politique étrangère, a été déterminant lors de ce scrutin - une majorité d’Américains désapprouvant désormais l’intervention militaire.

La bonne conjoncture économique - forte croissance sur cinq ans, inflation contenue, faible taux de chômage, réduction anticipée du déficit budgétaire - n’a pas été portée au crédit des Républicains. Au malaise des classes moyennes (« middle class insecurity »), s’est ajoutée, dans certains Etats, la préoccupation liée aux délocalisations (par exemple dans l’Ohio où 200000 emplois ont été perdus en cinq ans, ou au Michigan, gravement atteint par la crise de l’industrie automobile).

2/ Inaugurant une nouvelle ère de cohabitation, le 110ème Congrès a été investi le 4janvier 2007. Nancy Pelosi (Californie) a été élue « speaker » (présidente) de la Chambre des Représentants, devenant ainsi le troisième personnage de l’Etat - derrière le vice-Président (et président du Sénat), Dick Cheney. Le chef de la majorité démocrate à la Chambre est Steny Hoyer (Maryland), son homologue au Sénat Harry Reid (Nevada).

Chef de l’exécutif, commandant en chef des armées, le Président détient un droit de veto suspensif (« surmontable » par un vote du Congrès à la majorité des deux tiers). Il ne peut nommer les hauts responsables fédéraux que sur avis conforme du Sénat. Outre le vote des lois et budgets, le Congrès dispose d’un pouvoir de contrôle et d’investigation (auditions et commissions d’enquêtes).

Elu en novembre 2000 et réélu en novembre 2004, le Président Bush ne peut se représenter. Le vice-Président n’est pas non plus candidat. Dans ce contexte, la campagne pour l’élection présidentielle de novembre 2008 est déjà commencée. Côté démocrate, on note la présence de quatre principaux candidats : Hillary Clinton (sénatrice de New York), Barack Obama (sénateur de l’Illinois), John Edwards (sénateur de Caroline du sud et co-listier de John Kerry en 2004) et Bill Richardson (gouverneur du Nouveau-Mexique). Côté républicain, se sont notamment déclarés John McCain (sénateur de l’Arizona), Rudolph Giuliani (ancien maire de New York), Mitt Romney (ancien gouverneur du Massachusetts) et Fred Thompson (ancien sénateur du Tennesse).

3/ L’Irak domine le débat de politique intérieure, notamment la session d’automne du Congrès, alors que l’opinion publique souhaite un retrait des troupes. En mai, le Président a opposé son veto à une proposition de calendrier de retrait adoptée par la Chambre et le Sénat. En juillet, un nouveau texte voté par la Chambre n’a pu recueillir l’accord du Sénat, à huit voix près des soixante nécessaires.

La question du réchauffement climatique donne lieu à des initiatives, aussi bien au niveau du Congrès, des Etats fédérés, des municipalités que de la société civile. Cependant, l’administration continue d’établir un lien entre stratégies énergétique et climatique. Dans son dernier discours sur l’état de l’Union (janvier 2007), M. Bush a annoncé l’objectif de réduire de 20% sur dix ans la consommation de carburant à partir du pétrole (plan « 20 sur 10 ») en misant sur l’efficacité énergétique, le recours aux énergies alternatives (charbon propre, biocarburants, énergies renouvelables) et le progrès technologique.

Le salaire horaire minimum a été relevé au niveau fédéral (porté de 5,15 dollars à 5,85 en juillet 2007, il passera à 6,55 en mai 2008 puis à 7,25 en mai 2009). A noter que 31 des Etats fédérés offrent un salire minimum supérieur au minimum fédéral nouvellement institué.

La réforme de l’immigration voulue par le Président Bush, tout comme la réforme de la « sécurité sociale » (retraites) n’ont pas abouti. Les Etats fédérés gardent, à ce stade, leurs prérogatives en la matière. Ainsi, 32 Etats ont renforcé leurs mesures de lutte contre l’immigration clandestine.

Mise à jour : 08.10.07







Politique extérieure


Deux priorités sont assignées à la diplomatie américaine : la guerre contre le terrorisme et la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive, notamment nucléaires. Ce sont elles qui expliquent l’engagement militaire en Afghanistan (2001) et en Irak (2003), ainsi qu’à l’heure actuelle l’attitude de fermeté face aux ambitions nucléaires de l’Iran et de la Corée du Nord.

Le gouvernement américan reconnaît que la liberté ne peut être imposée de l’extérieur et que la démocratisation est l’œuvre de plusieurs générations mais souhaite une inflexion démocratique au Moyen-Orient et aux marches de la Russie (Ukraine, Caucase, Asie centrale). Cette politique d’ouverture démocratique voulue par Washington est aujourd’hui mise à l’épreuve des faits au Proche-Orient (victoire du Hamas aux élections générales palestiniennes, popularité du Hezbollah au Liban et dans la région...).

Volontariste par souci de promouvoir la liberté et la démocratie, la politique étrangère américaine est unilatéraliste sur certains sujets globaux, comme l’environnement (refus du Protocole de Kyoto) ou la justice internationale (refus de la Cour pénale internationale, retrait du protocole optionnel de la Convention de Vienne sur les droits consulaires). Les Etats-Unis se sont opposés au projet de Convention sur la diversité culturelle (adopté par l’UNESCO en octobre 2005), et à la résolution créant le Conseil des droits de l’Homme (adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en mars 2006).

Sous l’impulsion du secrétaire au Trésor, l’administration a engagé avec Pékin un « dialogue économique stratégique ». Cependant, l’émergence de la Chine préoccupe les milieux tant militaires que parlementaires. Le projet de déploiement d’un bouclier anti-missiles en Europe perturbe les relations avec la Russie , avec laquelle un dialogue constant est maintenu sur les dossiers traités au Conseil de Sécurité des Nations Unies (Iran et Kosovo).

Depuis la visite du Président Bush aux sièges des institutions européennes à Bruxelles en février 2005 (une première), les relations euro-américaines, un temps affectées par les divergences sur l’Irak, ont été relancées. Lors du dernier sommet UE/Etats-Unis (Washington, avril 2007), un Conseil économique transatlantique (TEC) a été créé en vue d’uniformiser la réglementation (propriété intellectuelle, services financiers, industrie automobile).




Economie


La prospérité américaine repose sur un vaste marché intérieur en constante expansion grâce à l’immigration, une internationalisation très poussée (investissements des multinationales américaines à l’étranger) et une suprématie technologique (fondée sur l’importance des crédits consacrés à la recherche-développement et un réseau d’universités et de laboratoires travaillant étroitement avec les firmes industrielles). Avec l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA ou NAFTA en anglais), entré en vigueur le 1er janvier 1994, les barrières douanières entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique ont été supprimées pour former un marché de près de 400 millions de consommateurs. La conclusion d’autres accords de libre-échange, régionaux ou bilatéraux (zone Amériques, zone APEC...) s’avère plus difficile.

L’économie américaine se caractérise également par un niveau élevé d’endettement vis-à-vis de l’étranger. Les déficits budgétaire (244 milliards de dollars en 2006, soit 1,8 % du PIB) et commercial (764 milliards en 2006) provoquent un besoin de financement extérieur auquel répondent principalement les banques centrales des pays asiatiques (Japon, Chine, Corée du Sud) en acquérant des titres américains (le Japon en détient plus de 800 milliards, la Chine 242 milliards) grâce aux excédents dégagés du commerce avec les Etats-Unis. La dette brute de l’ensemble des administrations publiques des Etats-Unis se rapproche des 70 % du PIB. Un élément-clé de la prospérité américaine est donc la capacité de financement de l’Asie.

L’endettement des ménages est particulièrement élevé, dans un contexte de ralentissement du marché de l’immobilier (crise des ‘subprimes’) - ce qui entraîne une perte de revenu, notamment pour la classe moyenne, et des risques de décélération de la croissance. Les inégalités se creusent, frappant notamment la classe moyenne. Environ 47millions d’Américains, dont de nombreux salariés, sont dépourvus d’assurance maladie.

L’ampleur du déficit commercial (6 % du PIB) reflète non seulement la hausse du coût de l’énergie et, particulièrement, de l’essence, mais aussi, plus profondément, le déclin de l’industrie traditionnelle. La demande de produits manufacturés dans une économie en forte croissance est satisfaite pour de nombreux secteurs (automobile, métallurgie, sidérurgie, biens d’équipement, meubles, plastiques, chimie, textile, jouets) par des achats à l’étranger et non par la production nationale. L’emploi industriel, hors technologies de l’information, a fortement régressé : il représente moins de 8 % des emplois contre 11 % en 1996. Ainsi, le textile a perdu 374000 emplois entre 2001 et 2004, soit le tiers de ses effectifs. L’économie américaine devient, presque exclusivement, une économie de services.

Mise à jour : 08.10.07

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